Comment prescrire un ou plusieurs médicaments en évitant au maximum les risques d’interactions médicamenteuses et d’effets indésirables ?
La pharmacovigilance et la formation des médecins généralistes sont les deux canaux essentiels pour parvenir à une médecine pour «
la santé d’abord » et pour le patient en particulier.

Bien connaitre le fonctionnement d’un médicament, comment le prescrire et disposer des données indépendantes tant cliniques que pharmacologiques est une des missions de cet espace.
Aujourd’hui
encore le nombre d’hospitalisations dues à des effets iatrogéniques est anormalement élevé. En dehors de la détérioration de l’état de santé des personnes atteintes, le coût économique est trop important (lire les articles en ligne) et pourtant largement évitable.

Il est urgent de modifier la façon de prescrire les médicaments, de revoir la prise en charge des patients et de prendre en considération de manière significative la pharmacologie et la pharmacovigilance.

Grâce à la collaboration de tous, médecins, patients et pharmacologues, nous serons à même de poser ensemble la première pierre d’une santé au service « du patient ».

Bonne lecture.

vendredi 9 septembre 2011

Pharmacovigilance : « la vérité, toute la vérité rien que la vérité »

Santé publique

Pharmacovigilance : « la vérité, toute la vérité rien que la vérité »

Par Jean-Bernard HUNGARO (**)- Août 2011

Introduction Iatrogénie


Définitions (1) : « Se dit d’un trouble ou d’une maladie provoqué par un acte médical ou par des médicaments, même en l’absence d’erreur du médecin ».



(1a) « Tous les effets indésirables provoqués par les médicaments ».

(1b) « La iatrogénie est dite INEVITABLE lorsque les effets indésirables sont liés de manière inéluctable à un médicament ou lorsqu’un incident ou accident complètement inattendu est imputé à l’administration d’un médicament ».


« La iatrogénie est dite EVITABLE, lorsqu’elle découle du non respect des règles du bon usage du médicament ».

Les risques d’intoxications médicamenteuses touchent, en particulier, les personnes les plus vulnérables personnes âgées, enfants, femmes enceintes...depuis plus de dix ans (2), les remontées d’effets indésirables augmentent et représentent une part non négligeable des hospitalisations. Curieusement, la pharmacovigilance reste le parent pauvre de nos institutions gouvernementales. Malgré les alertes émises par les centres de pharmacovigilance, les études dans ce domaine sont rares et le problème est de santé publique.


Cependant, il faut saluer l’activité permanente des centres de pharmacovigilance en France (3) qui, chaque jour, ne manquent pas de relever les effets indésirables dus notamment aux médicaments. L’information médicale tronquée, l’automédication encouragée à tort et l’absence de formations continues chez les médecins généralistes sont des facteurs de risque. Mais ils ne sont pas les seuls.